STIEVENARD (Jean-François). - Lot 275

Lot n° 275
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Estimation :
80 - 100 EUR
STIEVENARD (Jean-François). - Lot 275
STIEVENARD (Jean-François). Né à Commercy. 1794-1860. Professeur de littérature grecque et historien français. 5 L.A.S. « Stievenard » à « Monsieur et cher confrère ». [Bon Le Camus]. Dijon, 15 mars, 26 avril, 12 décembre 1851, 18 avril et 27 août 1852. Au total : 10 pp. in-8. Papier à en-tête de l’Académie de la Côte d’Or, Faculté des lettres. 15 mars 1851 : Jean-François Stievenard offre ses services à son confrère : « … Je suis à votre disposition. Ce que vous avez fait pour Horace est une brillante promesse pour Anacréon. Envoyez-moi donc votre manuscrit quand vous voudrez… Il précise : … Seulement, je vous demanderai un peu de temps. Je ferai de mon mieux pour répondre à votre confiance, et, du moins, j’aurai le mérite de ne pas vous faire banqueroute… » 26 avril 1851 : Il admet son « pillage » : « … Il faut que je décharge ma conscience : je vous ai volé. Deux des pièces les plus heureusement traduites, à mon sens, la 11e et la 30e, ont passé dans une certaine anthologie grecque-française pour laquelle, je vais butinant çà et là, et qui pourra défrayer quelques-unes de mes leçons publiques, en rendant fidèlement à chacun ce qui lui appartient, bien entendu… » 12 décembre 1851 : Après avoir accusé la réception du manuscrit, il précise : « … Je vous le renvoie aujourd’hui après nouvel examen. Vous ne trouverez aucune note marginale, parce que je n’ai plus trouvé aucune observation un peu sérieuse à vous soumettre. Votre traduction a un cachet remarquable d’aisance gracieuse et de scrupuleuse fidélité… » 18 avril 1852 : « … Votre recueil de fables est un des plus jolis que je connaisse (…) Fines observations, critique applicable et sans fiel, douces rêveries et cependant précisions, vingt autres aimables qualités s’y rencontrent. Vous glanez heureusement dans le style de La Fontaine : une épithète par ci, un hémistiche même par là, ailleurs une allusion, ne sont nullement des plagiats ; c’est le vol du jeune spartiate, c’est un adroit hommage… » 27 août 1852 : « … Didot vous a imprimé d’une manière digne de vous et d’Anacréon votre traduction, dont je viens de revoir plusieurs parties, où vous avez ajouté, encore à votre élégante et précise fidélité, va trouver place sur les rayons de ma bibliothèque, entre votre Horace et vos fables. Veuillez agréer mes vifs remerciements… » Notice : Jean-François Stievenard, professeur de littérature grecque aux universités de Strasbourg et de Dijon, est également historien et membre de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres des années 1856 à 1860. Receveur général des finances dans les Landes, Bon Le Camus est un écrivain amateur. Il traduit de nombreux ouvrages grecs, latins et écrit des fables inspirées par celles de Jean de La Fontaine. Il publie notamment une traduction d’Odes écrits par le poète Horace, en 1835 et 1841, ainsi qu’Anacréon traduit en vers en 1852. Il publie cette même année son œuvre Cent Fables.
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